C'est à 16 heures, devant la cathédrale St Pierre à Montpellier, que j'ai écouté résonner le tocsin qui sonnait, 100 ans après qu'il ait retenti dans toutes les communes de France pour appeler les hommes à rejoindre leur caserne pour commencer ce qui allait être la première guerre mondiale.
Cette initiative, relayée dans un très grand nombre de communes ce jour, marque un point d'orgue dans les commémorations qui vont se dérouler durant les 4 années qui viennent ici et là, particulièrement sur les sites du front, anonymes ou symboliques comme Verdun, Vimy, la Somme, Notre Dame de Laurette et quelques autres dont, dans la Marne Mondement ou l'avance des Allemands sera stoppée aux portes de Paris en septembre 1914 ou encore le Fort de la Pompelle à Reims et la Main de Massiges dans l'Argonne, deux lieux ou les combats feront rages tout au long de la guerre, jusqu'a l'été 18.
A Reims nous avons depuis deux ans travaillé à redonner aux rémois les clés pour apprécier le destin singulier de cette ville, qui avec Arras, sera totalement rayée de la carte au fil des échanges d'artillerie qui se dérouleront sur le front.
Reims, sa cathédrale, symboles d'un conflit terrible qui devait être "la der des der".