dimanche 30 décembre 2007

le début d'une aventure ?

Logo_2
Vidéo envoyée par lateliermpl

après le premier logo... voici le bandeau qui finalement ornera le site... merci Baptiste... et merci Abdel pour l'idée d'origine qui va orner les cartes de voeux et autres tracts de l'Atelier.

vendredi 28 décembre 2007

Le Monde.fr : Bernard Brunhes : "Aller trop vite sur le droit du travail présente de sérieux risques"

Le Monde.fr : Bernard Brunhes : "Aller trop vite sur le droit du travail présente de sérieux risques", il sait de quoi il parle, il fut le conseiller social de Pierre Mauroy à Matignon en 1981.

Scenarios 2020

Scenarios 2020 : le livre de Joel de Rosnay à télecharger.

Joël de Rosnay - Les sites Web du Futur

Joël de Rosnay - Les sites Web du Futur

AgoraVox le média citoyen : Comment peut-on être conservateur ?

AgoraVox le média citoyen : Comment peut-on être conservateur ? bonne question qui s'adresse autant à la droite, qualifiée naturellement de conservatrice, qu'à la gauche, qui ces derniers temps donne également cette image là ! les rencontres de Pétrarque 2007, sur France Culture, enregistrées à Mpl avaient d'ailleurs traité du sujet.

mercredi 26 décembre 2007

Et nous, ou en sommes-nous ?

http://www.betapolitique.fr/L-air-frais-de-la-campagne-022 : une leçon de gestion de Christian Sautter, adjoint aux finances de la ville de Paris

Futuribles

Futuribles : un édito nommé désir d'avenir !

dimanche 23 décembre 2007

Jacques Domergue premier invité de Montpell'Oueb - le blog | Jacques Domergue

Jacques Domergue premier invité de Montpell'Oueb - le blog Jacques Domergue : François Gombert arrivera-t-il à poser Montpell'Oueb au centre du jeu ou va-t-il pencher à droite ? la suite trés vite...

dimanche 16 décembre 2007

Municipales : pour Hollande, il n’y a pas de petites élections

Municipales : pour Hollande, il n’y a pas de petites élections... et par que pour Hollande ! la rénovation est en marche et passera en effet par une nouvelle génération de maires dans les villes...

dimanche 9 décembre 2007

mardi 4 décembre 2007

l'union > Article : MUNICIPALES 2008 / Yohann Diniz premier...

l'union > Article : MUNICIPALES 2008 / Yohann Diniz premier... A Reims ça bouge fort... et j'espère dans le bon sens pour un changement d'équipe municipale. Allez Adeline ! les montpelliérains de la diaspora rémoise sont avec toi !

lundi 3 décembre 2007

mardi 20 novembre 2007

MatooBlog » Grève, syndicats, social, politique, papa, tout ça… (et moi)

MatooBlog » Grève, syndicats, social, politique, papa, tout ça… (et moi) trés bon texte qui montre que les jeunes sont plus observateurs qu'on se plait à le croire... remarque de vieux c..

lundi 12 novembre 2007

vendredi 12 octobre 2007

à gauche autrement

Comment réagir face à la deferlante sarkozienne ?
A la lecture de la presse et de la blogosphère, on reste pétrifié, à l'image de la gauche empétrée dans son interminable thérapie, qui ne semble intéresser personne, surtout pas les adhérents de base, oubliés des manoeuvres d'appareil... les forums locaux de la rénovation, mais c'est ou, sur quoi et ça sert à qui ?
Que faire de nos clubs et autres groupes locaux ?
Décidement, faute de leader accepté par tous, rien ne semble devoir bouger sur le plan des idées et des actions à mener...
Dommage !

mardi 5 juin 2007

lundi 7 mai 2007

Le jour d'aprés

On a une impression de gueule de bois.... Pourtant personne ne peut contester la légitimité du futur Président de la République... même si son nom va nous un peu nous écorcher la bouche - Nicolas Sarkozy.
Ils l'ont voulu à 53% , nous l'avons au moins pour 5 ans.

La vie continue, les projets que l'on avait imaginés se dérouleront différement mais ils auront lieu. Réinventer le PS... quel boulot, d'autant qu'il faut réinventer le citoyen qui va avec, qui soit moins un consommateur et davantage un citoyen du monde, avec une action sur l'environnement, la solidarité... mais en attendant il y a les législatives...

Maintenant on attend également le gouvernement nouveau... comme le Beaujolais, aurat-il un arome de banane ou de fraise ???? et quels seront les périmètres des ministères ??? et comment les relations vont-elles évoluer avec les collectivités territoriales ???

Le vaisseau Etat est un tanker qui pour changer de cap à besoin de dizaines de kilomètres... et N.S à 100 jours pour convaincre...

A gauche on attend, au delà du message de Ségolène dimanche soir, des signes pour s'avancer dans la rénovation profonde de nos façons de penser, de voir, d'agir... et tout particulièrement dans ce département de l'Hérault, sous la coupe d'un mode de gestion des idées et des hommes (et femmes) de gauche plus proche du féodalisme que de la démocratie participative...

jeudi 3 mai 2007

Héron gris

Héron gris je n'enlève pas un mot à cet article remarquable, gageons simplement que le jour d'aprés sera dès lundi avec Ségolène.

lundi 23 avril 2007

Humeur !

Pourquoi ce matin ce sentiment d'agacement ?
Ségolène Royal est présente au second tour, c'est ce qu'on imaginait depuis des mois.
Reste que ses reserves apparaissent faibles et donc que la campagne risque fort de devenir une campagne de rejet de l'autre (Sarko) plutôt qu'une campagne pour un projet, une vision des français dans leur pays, au sein de l'Europe et dans un monde en mutation rapide.
Un sentiment de frustration donc que Ségolène lévera en partie demain à Montpellier je l'espère.

gagner, c'est possible !

http://francoismitterrand2007.hautetfort.com/

dimanche 22 avril 2007

On attend ...

dans un certaine fébrilité... les amis qui ont des amis dans les instituts de sondage disent que c'est bon, le ticket attendu est au second tour... bien, mais quand même, on attend 20 heures... et il n'est que 18h30, 90 minutes à se ronger les sangs... il y a de dur moment dans la vie... démocratique.
ensuite, il faut feter cela, un bon moment ne se boude pas... puis il restera 15 jours pour convaincre une majorité... du boulot pour la candidate qui sera à Montpellier mardi en fin d'aprés-midi.

samedi 21 avril 2007

On s'abstient...

... de faire des commentaires depuis minuit... c'est assez étrange.
De fait avec l'Internet, on est entré dans une approche supra-nationale de la communication. Tout le monde ira sur les journaux belges ou suisses pour, dès 18 heures, connaitre le nom des deux finalistes.

dimanche 15 avril 2007

Ségo, on ne t'a rien épargné !

segolene-royal.com
afficher les détails
17:32 (il y a 1 heure)
Royal : "on ne m'aura pas épargné grand chose dans mon camp"
NOUVELOBS.COM 15.04.2007 15:42

La candidate PS affirme qu'"un certain nombre de personnalités au sein du PS n'ont jamais accepté" sa désignation par les militants. "Peut-être qu'on me fait payer une certaine forme de liberté", estime-t-elle.


Ségolène Royal a estimé dimanche 15 avril que dans son propre camp, "on ne lui aura pas épargné grand chose" pendant la campagne présidentielle, mais en ajoutant que cela avait permis de "prouver sa résistance".
"J'avoue qu'on ne m'aura pas épargné grand chose en effet dans mon camp. Peut-être qu'on me fait payer une certaine forme de liberté", a commenté la candidate socialiste lors du Forum Radio J. Elle était interrogée sur l'appel de Michel Rocard relayé par Bernard Kouchner en faveur d'une "alliance" avec l'UDF, les initiatives des collectifs Gracques et Spartacus, le pamphlet d'Eric Besson.
Sans citer de noms, Ségolène Royal a affirmé qu'"un certain nombre de personnalités au sein du PS n'ont jamais accepté" sa désignation par les militants. "Cela ne m'aide pas. Mais je me dis de façon optimiste que c'est le prix de ma liberté et que finalement cela prouve que j'ai beaucoup de résistance, de constance", a-t-elle ajouté."La logique de l'élection"Revenant sur les appels à une "alliance" avec François Bayrou, Ségolène Royal a réaffirmé que la présidentielle était fondée sur "un lien direct entre une personne et le peuple français". "Je ne suis pas pour les petits arrangements avant le vote, dans le dos des électeurs", a-t-elle dit, expliquant qu'"entre les deux tours la majorité présidentielle se construira avec tous ceux qui viendront autour d'(elle)". "C'est la logique de l'élection présidentielle", a-t-elle insisté.
Ségolène Royal a indiqué "attendre sereinement le vote du premier tour et attendre avec impatience la confrontation entre les deux tours pour que, cette fois-ci, les Français ne soient pas privés d'un véritable choix politique".
Quant à François Bayrou, a-t-elle dit, "j'observe qu'il n'a pas de programme et qu'il n'a pas d'équipe" et "fait des appels d'offres". "Il tente de débaucher un certain nombre de socialistes sans succès", a-t-elle dit.
"Comment se fait-il qu'un homme politique ait assez peu de convictions, soit assez faiblement structuré qu'il puisse avouer aux électeurs qu'il ne défendra pas les mêmes idées et le même programme selon qu'il sera face au candidat de droite ou face au candidat de gauche" au second tour, s'est-elle demandée."Arriver en finale"Samedi elle avait déclaré qu'elle se battait "pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", lors d'une "rencontre avec les Outremers" à laquelle ont participé pendant près de quatre heures un millier de personnes, membres d'associations, élus, dans le gymnase Jean Jaurès à Paris (XIXe).
"Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que si je rassemble toute la gauche les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour", a-t-elle déclaré.
"Je me bats pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", a-t-elle ajouté. "J'entends bien les conseils prodigués ici et là. je les entends, je les écoute, je les respecte", a-t-elle dit, une allusion probable aux déclarations de Michel Rocard appelant à une "alliance" avec le candidat de l'UDF avant le premier tour.
"Mais ma responsabilité, c'est de rassembler le plus grand nombre possible de Français dès le premier tour car c'est du score du premier tour que dépendra la dynamique de victoire pour le second tour, voilà la vérité !", a-t-elle lancé. "A travers vous, je m'adresse à des centaines de milliers de nos compatriotes dans l'outre-mer. Ils ont en effet une responsabilité particulière: certains vont voter avant l'Hexagone, le 21 avril", a-t-elle souligné. "Je me bats pour la victoire car je pense que la France mérite mieux que ce qu'elle a, pour que la loi du plus juste remplace la loi du plus fort", a encore expliqué la candidate socialiste. (AFP)

«L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances»

«L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances»

mercredi 11 avril 2007

Désirs d'Avenir sur Second Life



en visite au comité Désirs d'Avenir sur Second Life... une expérience de chat qui pourrait être plus fructueuse... le comité local est malheureusement peu animé et fréquenté également par des "mechants" de droite qui font de la provoc...

Ségolène Royal : parce qu'on ne peut laisser dire n'importe quoi !

surtout quand on prétend à occuper la poste de chef de l'Etat...

Désirs d'avenir - Le site officiel de Ségolène Royal
Sarkozy ou l'eugénisme devient réalité !

mardi 10 avril 2007

Sarko : peut-on raisonnablement lui confier les commandes ?

L'hémisphère gauche d'un cerveau de droite.
Michel ONFRAY pour philosophie magazine
Portrait de Nicolas Sarkozy. Acte 2.
Rendez-vous fut donc pris pour une seconde séance. Elle eut lieu au même endroit le Jeudi 1° mars. J’arrive donc à huit heures du matin, place Beauvau, avec mes trois acolytes. Apparemment, Nicolas Sarkozy n’avait pas prévu que je revienne accompagné et m’attendait pour un petit déjeuner en tête à tête … De bonne grâce, il fait ajouter trois couverts par un personnel très balzacien dans le costume et la scénographie.
Nous ne parlons pas de sujets qui fâchent – politique, gaullisme, libéralisme, religion, présidentielles, ministère de l’intérieur- et commençons de plain pied avec Sénèque qu’un ami – probablement de qualité…- lui a conseillé de lire au moment de sa traversée du désert après l’aventure du soutien à Edouard Balladur. Je tiens, de fait, les Lettres à Lucilius pour un immense livre pas si éloigné de ça de l’épicurisme et sûrement pas aussi caricatural à l’endroit de la philosophie d’Epicure que le rabâche la vulgate stoïcienne.
Je conçois que ce livre puisse produire les meilleurs effets sur un homme du commun, mais sur un homme qui évolue dans les couloirs des officines les plus élevées de la République, je suis curieux de l’effet. Car on oublie cette vérité élémentaire que, derrière l’icône médiatique, la caricature journalistique, la réduction de l’image publique, les clichés qui constituent l’occasion d’une réputation, bonne ou mauvaise, les images qui amplifient l’amour des conquis ou développent la haine des opposants, il existe un homme de chair et d’os, d’âme et de peur, d’angoisses et de faiblesses, de fragilités et de névroses, un être qui entretient avec les fantômes de son enfance et les spectres de sa mort, ou de celle des êtres qui comptent pour lui, une relation intime dans laquelle tout est dit, mais codé, transfiguré par un inconscient qui enterre tout cela, ne laissant dépasser de temps en temps que des morceaux d’os et des fragments d’âme .
Sénèque ou l’art de vivre avec, de composer avec les coups du destin, de transformer les échecs (politiques) en succès (existentiels), de rencontrer l’essentiel en face, sans fioritures, sans les emballages mensongers des palais du pouvoir ; Sénèque ou les rendez-vous avec la mort, la douleur, la souffrance, le temps qui passe ; Sénèque et l’amitié ; Sénèque ou l’essentiel après quoi la philosophie morale peut plier bagages pour un long temps ; Sénèque et Néron, aussi. Je suis dans le bureau du Ministre de l’Intérieur… Le Ministre, le pouvoir, l’ingratitude.
Je sens la douleur de cette période - où, dit il, il était « redescendu tout en bas » - dans son existence : il n’aime pas les échecs, lui moins qu’un autre. Il affirme faire de la politique pour être aimé. « Comme tout le monde dit-il, parce que tout le monde a envie d’être aimé ». Etrange d’avoir choisi la politique, un monde en noir et blanc où l’on aime si peu, et où l’on déteste tant, même et surtout avec les protagonistes de son propre camp. En politique, il n’y a que des alliances opportunistes, des amitiés de tactique, des liaisons de stratégie aussi vite conclues que dénoncées.
Dans cet univers vipérin, chacun cache une dague dans sa manche et l’on n’est jamais poignardé que par ses plus proches – ici comme ailleurs. Faire de la politique pour être aimé est une étrange démarche, car, dans ce bassin de murènes, on récolte bien plus souvent la haine, le mépris, la détestation dans ce monde ci que dans d’autres où, pourtant, les passions tristes font aussi la loi. Je ne crois donc pas Nicolas Sarkozy quand il avance cette idée écran : la politique pour être aimé….
A l’évidence, quelque chose d’autre se cache derrière ce paravent. Car l’exercice politique haut de gamme, à ces niveaux de dangerosité psychiatrique, a plus à voir avec la quête d’une puissance défaillante qu’avec un besoin d’amour, elle parait plus en phase avec un manque de soi plus qu’avec une envie d’exister dans le regard aimant d’autrui . Un freudien verrait probablement dans cette tyrannie de la puissance défaillante - qui architecture une existence toute entière- un écho à la castration, donc la menace d’une ombre du père – du géniteur, père réel, aux modèles politiques, pères symboliques, évidemment.
Belles lumières dans le jardin du Ministère. Des immeubles autour, paisibles, calmes, avec vue plongeante sur le carré de pelouse, les arbres et un panier de basket accroché à l’un d’entre eux- un morceau de vie dans un bunker de la nation. Une antenne immense avec des câbles qui arriment l’ensemble au sol : le totem des communications de la police française. La voix des Fouché et de ses comparses d’aujourd’hui partant codée, cryptée, porter la bonne nouvelle policière dans tous le pays.
Beaux produits, bonne cuisine sur la table du petit déjeuner. Service impeccable. Œufs au plat, jus d’orange, café, pain grillé, confitures… Non loin, en face du bureau, une table avec la presse du jour et les quotidiens. Derrière le fauteuil du ministre, une horloge à affichage numérique (la même tuait le temps avant le changement de millénaire sur la façade de Beaubourg pendant des mois…) décompte compulsivement les heures, les minutes, les secondes qui (nous) séparent des élections… Le Ministre, le pouvoir, l’angoisse.
Le sablier post-moderne en instrument de Vanité, voilà probablement un indice sur l’âme de l’homme qui court après le temps, que le présent n’intéresse qu’en regard du futur, de l’avenir, de demain. Incapable de jouir de l’instant, il semble toujours le sacrifier pour un temps à venir. Il confie que, depuis toujours, ce qui l’intéresse c’est l’étape suivante : « Quand j’étais jeune militant, au fond de la salle, je voulais être devant. Quand j’étais devant, je voulais être sur la scène. Quand j’étais sur la scène, je voulais être à la tribune. Quand je me suis trouvé à la tribune, j’ai eu envie de plus, de mieux, de la marche d’après. Je suis fait comme ça… ». Le Ministre, le pouvoir, la solitude.
Je me prends à penser : mais que peut désirer ensuite cet homme s’il est élu président de la République, sinon sa réélection ? Et après une éventuelle réélection ? Dès lors la République, la Nation, l’Etat, le bien public, l’intérêt général, la France, le drapeau, et autres personnages fantoches de la pièce de théâtre qui se joue nationalement, tout cela compte pour bien peu, sinon rien . La politique cache de petites histoires psychiques, elle dissimule les micros aventures de l’inconscient d’un homme seul, fragile, inachevé, mutilé, souffrant. La course à la présidence de la République n’est pas seulement une affaire politique, mais aussi (et surtout ?) une logique thérapeutique, une cure sur le divan, une plainte mal contenue débordant sur tout le pays pris en otage de ce traitement. Plainte de douleur muette, de souffrance silencieuse, mais néanmoins réelles…
Nous parlons d’Albert Cohen. Je tiens Belle du seigneur pour un très grand livre dans l’histoire universelle de la littérature. Il acquiesce, confirme et détaille son plaisir à lire le monologue d’Ariane au bain, mais précise qu’il préfère Le livre de ma mère… Première phrase de ce livre : « Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte ». Le Ministre, l’amour, la mère.
Il embraye sur Yasmina Reza, raconte comme elle est venue le trouver pour écrire sur lui et suivre sa campagne. Comment il a donné son accord pourvu qu’elle ne pose aucune question. Confirmé qu’en cas d’accord, il lui laisserait libre accès à ses archives. « Si je gagne, ce sera le roman du couronnement, de l’apothéose. Si je perds, celui du tragique. Dans les deux cas, ça fait une histoire intéressante ». Le Ministre, l’écrivain, le roman- et ses personnages…
Il parle de Dans la luge de Schopenhauer, sa dernière pièce, avoue préférer Le dieu du carnage ( vue avant de faire la connaissance de son auteur) dans laquelle une scène met en présence un couple, lui à terre, roulé en boule, comme un chien, au pied de sa femme. Il lui demande s’il l’aime encore, elle touche du bout du pied l’homme avachi. On ne sait si elle va lui donner un coup ou pas… Racontant cette scène, son visage quintessencie l’angoisse qu’il incarne à cet instant… Regard d’enfant angoissé. Je sens que cet homme a vibré à la théâtralisation de cette situation existentielle dans laquelle il a dû probablement se trouver, l’inconscient fouaillé. Le Ministre, l’amour, la femme.
Sur la souffrance – celle du Ministre ayant misé sur le mauvais cheval présidentiel, celle de l’homme amoureux d’une femme qui a peut-être eu besoin du corps d’un tiers pour affirmer son amour à l’homme de sa vie -, il énonce une vérité stoïcienne : la réalité de la douleur est moins douloureuse que la peur de la douleur. On sent la découverte vécue et la quiétude suivant la trouvaille, comme un enfant ravi du bonheur d’une paix conquise. Celui qui rit de Socrate jouit de ses trouvailles socratiques. Tant mieux pour lui ; tant mieux pour Socrate.
Il avoue ne pas aimer attendre, être pressé, il apprécie les passions fortes, les sensations et les émotions denses, il veut mille vies dans une, la sienne. Je comprends cette façon de voir les choses, car je suis dans le même état d’esprit. Mais lui dans l’inquiétude dispersée, moi dans la quiétude concentrée. Lui, intranquille éparpillé dans les fragments, moi tranquille dans le grand tout. Lui nerveux sans cesse, moi serein tout le temps. Lui n’aimant pas l’introspection, la philosophie, Socrate, moi ayant construit ma vie sur cette discipline, et avec elle, comme une ascèse, depuis des années, puis acquis mon équilibre de haute lutte tant mon départ dans la vie fut contemporain de cauchemars qui rendaient très improbable une vie heureuse.
Sentant probablement mon accord avec lui sur la jubilation dans l’exercice de ces vitesses existentielles, il me demande : « vous êtes comme ça vous aussi, non ? ». J’acquiesce. Il ajoute : « Je m’en doutais. J’ai le regret de vous dire qu’on pourrait partir en vacances ensemble ! ». Suivent des considérations qui, à propos des complicités de personnes, écartent la politique et mettent au centre le « style »… Comment ne pas être d’accord ? Le style, autrement dit, la petite musique reconnaissable, le ton, le tempérament, le caractère, la façon, le mode d’être, l’existence impossible à dupliquer , la singularité, la subjectivité – hors réputation, cet inévitable malentendu .
Je m’arrête sur cette idée étonnante : partir en vacances avec Nicolas Sarkozy ! Un instant, je me suis vu dans un décor de rêve, un endroit méditerranéen, mer et soleil, ciel insolemment bleu et chaleur estivale, certes, mais avec un entourage cauchemardesque : sur la terrasse matutinale, André Glucskmann reprend de la confiture, Pascal Bruckner lui demande le pot, Doc Gynéco se verse du café, Christine Angot attend son tour pour le pain grillé, Alain Minc demande du Nutella, Johnny Hallyday a la bouche pâteuse, et l’on attend le passage de BHL qui rentre du Darfour et repart à Marrakech… Je sens que cette idée de vacances est un piège, non qu’il me le tende à dessein, - du moins je ne le crois pas, je l’imagine sincère à ce moment…- mais parce que cet entretien, si Philosophie magazine conserve ce moment-là, ne sera probablement vu et lu que par le prisme de cette invite en forme de boutade.
Je me réveille un peu, n’étant guère du matin. Le rêve des vacances devenu cauchemar m’a sorti du brouillard… Dehors les bruits de la ville, l’activité du monde, la rumeur de Paris. Le petit déjeuner se poursuit dans le calme. Finies la nervosité et l’agressivité des premiers moments de la semaine précédente, finis les gestes qui trahissaient la contrariété, l’agressivité, l’agitation. Dans ce bureau du ministre de l’intérieur, dans cet emploi du temps de candidat aux présidentielles, de patron d’une formation politique de droite majoritaire, nous parlons de Cohen et Rabelais, de Céline et Schopenhauer, de Sénèque et Shakespeare… Inattendu.
Et puis ce moment où tout bascule, où je crois comprendre ce qui fait le grand fauve en politique, ce point commun à tous les gens de pouvoir, droite et gauche confondues, pourvu qu’ils soient dans des partis à même de se trouver effectivement aux affaires : le mépris des lois, l’envie d’occuper un poste, le plus important possible, qui rende possible ce mépris au quotidien, et pour longtemps, car il n’y a au pouvoir que gens sans foi ni loi. Ou du moins pour qui il n’existe qu’une foi et qu’une loi : Soi.
Le Ministre de l’Intérieur, celui qui veille au respect de l’ordre, de la Loi, celui qui fait respecter la conformité de l’action publique au contrat républicain et aux règles constitutionnelles en disposant du pouvoir de mettre en branle la force publique, celui qui a les moyens d’activer par la voie disciplinaire et policière la répression de tout ce qui (lui) semble un désordre, cet homme là, donc, dans son bureau Place Beauvau, fait l’éloge de la transgression…
Voici ses propos : « Je pense que l’on se construit en transgressant, qu’on crée en transgressant. Moi-même j’ai créé mon personnage en transgressant certaines règles de la pensée unique. Je crois en la transgression. Mais ce qui me différence des libertaires (dont j’avais pris soin de lui dire que c’était ma famille), c’est que pour transgresser il faut qu’il y ait des règles ! Il faut qu’il y ait de l’autorité, il faut qu’il y ait des lois. L’intérêt de la règle, de la limite, de la norme, c’est justement qu’elles permettent la transgression. Sans règles, pas de transgression. Donc pas de liberté. Car la liberté, c’est transgresser ». Sidérant : la saillie mérite une note sur sa fiche aux renseignements généraux…
J’ai souvent entendu d’anciens gauchistes devenus chrétiens (Philippe Sollers, Jacques Henric, Guy Scarpetta et une partie de la bande d’Art-Press, dont Catherine Millet) défendre Jean-Paul II d’une main et Sade dans l’autre, célébrer les vertus de l’église catholique, apostolique et romaine en même temps que les bordels, les hôtels de passe, les filles du trottoir, les cérémonies sado-masochistes. Ceux-là communient en Georges Bataille qui fut, ontologiquement, le paradoxal défenseur de l’ordre répressif afin de pouvoir le transgresser, puis de jouir de cette transgression. Sade, Bataille, Sarkozy, mêmes combats ?
D’une part l’ordre, la loi, le pouvoir, la norme, le code pénal, la police, la réglementation, la discipline, l’autorité, la force, le Ministère de l’intérieur, d’autre part la négation de tout cela : la liberté entendue comme la licence, la possibilité de faire ce que l’on veut, quand on veut, comme on veut, sans jamais avoir de comptes à rendre à personne. Quelle meilleure place pour un tempérament rebelle aux lois que celle de chef de la police nationale ? Ou pour un individu désireux de s’affranchir et de tuer le Père que celle de patron des forces de l’ordre ? Pour l’ennemi des lois, quel poste plus stratégique que celui de gardien de la loi ? Exercer le pouvoir, c’est être sûr de disposer de l’impunité. Etre au sommet, c’est n’avoir personne au-dessus de soi.
Le Roi n’a que des sujets. Il ne rend donc de comptes qu’aux principes, aux grands et gros mots, autrement dit, à la Loi qu’un subterfuge verbal républicain identifie à la volonté générale, donc à la souveraineté populaire qui a le bon goût de ne jamais demander de comptes . Des comptes que, de toute façon, on ne lui donnerait pas… Au dessus de soi, la Loi sur laquelle on peut s’asseoir. A quoi sert un trône sinon ?
Nous allions vers la fin de notre entretien. J’étais le libertaire qui défend la loi, il était le disciplinaire qui célébrait la transgression ! Le ministre de l’intérieur ne trouvait aux règles qu’une bonne raison d’exister : la possibilité de les ignorer ; le philosophe nietzschéen parlait pour peu d’interdits, mais pour des interdits majeurs, fondateurs de communautés qui, sinon, deviennent impossibles. Et le premier n’excluait pas de partir en vacances avec le second.- qui, lui, n’envisageait pas la chose… Le monde à l’envers !
Les sabliers vinrent rappeler au candidat qu’il avait autre chose à faire que discuter et tirer des plans sur la comète philosophique. Je me souvenais que, dans le courant de la conversation, il avait affirmé, lorsque nous parlions d’Albert Cohen et d’amour, que le désir d’une chose est plus fort que sa réalisation. Savait-il qu’en affirmant : le désir ne tient jamais ses promesses, rien n’interdisait qu’on pense aussi au désir d’être sur la marche du dessus, celle qui le fascine tant, autrement dit de son envie viscérale d’être Président de la République ?
Aveu, clin d’œil, lapsus, soulèvement d’une partie du voile ? Morceau d’inconscient voguant sur l’océan noir comme un bloc de glace à la dérive ? Hameçon ? Dérapage qui livre une clé majeure ? L’horloge continuait à tuer le temps qui le sépare du résultat de la consultation nationale. La lumière devenait moins douce, plus pure, le jour se levait, la matinée s’entamait, il était neuf heures passées. Dans l’embrasure de la porte, il me confie le plaisir qu’il a eu à ces conversations. Sans sourciller, le plus sérieusement du monde, il ajoute : « vous viendrez me voir quand je serai en face »… Nouvelle sidération !
Dix minutes plus tard, sur le trottoir justement en face de l’Elysée, à quelques pas des grilles du ministère, j’attends pour laisser passer probablement sa voiture blindée qui sort. Couleur sombre, verre fumé. Une voiture grise du ministère de l’intérieur devant, la même derrière. Le cortège glisse, passe, part. Probablement pour le meeting du soir à Bordeaux. Ou pour ailleurs, avant. Dans son bureau, il y a Proudhon et Nietzsche, Foucault et Freud qu’il ne lira probablement pas. Peut-être déjà dans une poubelle, ou offerts, ou je ne sais quoi d’autre – des cadeaux pour la retraite de Chirac...
J’ai de la compassion - de la « tendresse de pitié » écrirait Albert Cohen- pour un être qui se détourne autant de lui-même, qui déteste son enfance, qui rit du projet de Socrate, qui veut toujours être dans un temps qui n’existe pas et qui, pour ce faire, piétine son présent avec la même ardeur qu’il foule son passé lointain ; j’ai de la compassion pour cet individu qui voudrait tellement être aimé et, maladroit, se fait tant détester ; j’ai de la compassion pour cet homme blessé qui croit pouvoir panser ses plaies avec les fétiches de la puissance ; j’ai de la compassion pour cet homme fragile qui sur joue tellement la force ; j’ai de la compassion pour cet homme qui n’échappera pas à lui-même : qu’il soit un jour Président de la République, ou qu’il ne le soit pas. L’air était frais, la lumière rasante, le soleil cru, les ombres humides. Je n’aurais pas échangé une seconde de sa vie pour une seconde de la mienne…

lundi 9 avril 2007

dimanche 8 avril 2007

Règles précises pour électeurs indécis

J-14 pour les ségolistes, c'est le W-E prochain qu'on est tous sur le pont pour faire connaitre encore davantage le pacte présidentiel de la candidate socialiste

Règles précises pour électeurs indécis

Lundi J-14

La tension monte, chacun, pour ceux qui ont déjà décidé pour qui voter, doit se blinder pour resister à la pression des médias et des sondages... vivement le 22 avril que l'on sache !!!

samedi 7 avril 2007

désirs d'avenir 34

désirs d'avenir 34, on y voit l'actualité des soutiens de Ségolène à Montpellier

mercredi 4 avril 2007

Pour la première fois, une femme
La candidature de Ségolène Royal est une occasion historique offerte à la cause féminine

Dans notre pays, pour la première fois, une femme est en position d'être chef de l'Etat. Pour la première fois ! C'est, dans cette campagne électorale, le seul élément absolument neuf. Ne pensons pas qu'il est anodin, secondaire, un événement qui arrive par hasard, et qui n'aurait pas d'importance en soi. Il s'inscrit en réalité dans un processus qui a duré des siècles, nécessité des engagements obstinés, et qui rencontre aujourd'hui comme hier le même type de résistance.
C'est l'élément qui bouscule toute une définition de la société. Mais s'il est le plus visible, il est aussi le plus invisible, à l'image de la situation féminine dans toute sa complexité. Nous venons le plus souvent en second, et nous nous y habituons, nous finissons par trouver cela normal, nous ne le voyons plus. Pis : nous ne voulons pas le voir. Et comme cela se comprend ! Il n'est pas facile, il n'est pas agréable de s'admettre soi-même dans la catégorie perdante de l'humanité, celle des seconds rôles. Plus désagréable encore, celle des revendicatrices. On craint d'y perdre sa féminité. On préfère nier, faire comme si, se couler dans les moules existants ou se créer un monde parallèle.
\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222\"\>Notre\n moitié de la population ne se pense guère en tant que groupe, elle est\n dispersée, tiraillée, abusée parfois, oubliée ou détournée de ses intérêts\n propres. Mathématiquement, c'est un énorme ensemble, mais qui reste flou\n parce qu'il en englobe une foule d'autres plus petits mais nettement plus\n visibles. Et cela roule ainsi depuis très, très longtemps. Notre pays a un\n gros déficit du côté de l'égalité des femmes. Nous ne nous en rendons pas\n très bien compte parce que nous sommes dedans. Nous sommes si habituées à ne pas\n voir visage de femme dans les instances d'autorité. Et toujours, monarchie ou\n république, à voir visage d'homme à la tête de l'Etat.\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222\"\>Or\n voilà que nous avons cette possibilité unique, pour la première fois de notre\n longue histoire nationale, d'avoir une femme au pouvoir, une femme en\n visibilité absolue. Les femmes feraient bien d'y réfléchir à deux fois.\n Seulement nous avons du mal à avoir les idées claires en ce qui nous concerne\n en propre. Notre histoire politique, sociale, sexuelle, la complexité de notre\n rapport au monde masculin, notre division intérieure constante, tout cela\n nous trouble. Voici justement quelques-unes des choses que l'on entend du\n côté des femmes. Des femmes même les mieux intentionnées, qui veulent juger\n avec équité, qui veulent juger de façon " neutre ". Hélas !, dans\n notre langue comme dans tout le reste, le neutre n'est pas neutre, il est\n masculin.\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003ci\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222;font-style:italic\"\>",1]
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Notre moitié de la population ne se pense guère en tant que groupe, elle est dispersée, tiraillée, abusée parfois, oubliée ou détournée de ses intérêts propres. Mathématiquement, c'est un énorme ensemble, mais qui reste flou parce qu'il en englobe une foule d'autres plus petits mais nettement plus visibles. Et cela roule ainsi depuis très, très longtemps. Notre pays a un gros déficit du côté de l'égalité des femmes. Nous ne nous en rendons pas très bien compte parce que nous sommes dedans. Nous sommes si habituées à ne pas voir visage de femme dans les instances d'autorité. Et toujours, monarchie ou république, à voir visage d'homme à la tête de l'Etat.
Or voilà que nous avons cette possibilité unique, pour la première fois de notre longue histoire nationale, d'avoir une femme au pouvoir, une femme en visibilité absolue. Les femmes feraient bien d'y réfléchir à deux fois. Seulement nous avons du mal à avoir les idées claires en ce qui nous concerne en propre. Notre histoire politique, sociale, sexuelle, la complexité de notre rapport au monde masculin, notre division intérieure constante, tout cela nous trouble. Voici justement quelques-unes des choses que l'on entend du côté des femmes. Des femmes même les mieux intentionnées, qui veulent juger avec équité, qui veulent juger de façon " neutre ". Hélas !, dans notre langue comme dans tout le reste, le neutre n'est pas neutre, il est masculin.
\u003c/font\>\u003c/i\>\u003cfont color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-family:Georgia;color:#222222\"\>\n Ah bon ? Ne vous suffit-il pas d'avoir eu des décennies, des siècles de\n misogynie à l'endroit ? Quand l'occasion historique se présente de corriger\n une anomalie vieille comme le monde, et ridicule à la longue, nous ferions la\n moue ?\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003ci\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222;font-style:italic\"\>" Ce n'est pas parce que c'est une femme que...\n "\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/i\>\u003cfont color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-family:Georgia;color:#222222\"\> Mais si, justement. Les droits des\n femmes sont toujours menacés, de manière affichée dans certains pays, et de\n manière insidieuse partout. Chez nous aujourd'hui la parité, l'égalité des\n salaires se réalisent... lentement. Les mentalités restent à la traîne et les\n violences, elles, sont toujours là.\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003ci\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222;font-style:italic\"\>" Ce n'est pas parce que c'est une femme que...\n "\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/i\>\u003cfont color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-family:Georgia;color:#222222\"\> Voilà ce qu'elles disent parfois,\n même celles de son camp. Que se passe-t-il dans leur tête, pour se sentir\n soudain ainsi réticentes ? Quel rapport à leur propre sexe les travaille en\n sourdine ? Détestation de soi, peur de quitter les vieux rôles qu'elles\n croient sécurisants ?\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003ci\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222;font-style:italic\"\>" Ce n'est pas parce que c'est une femme que...\n "",1]
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" Ce n'est pas parce qu'elle est une femme que je la choisirai. Ça serait de la misogynie à l'envers. " Ah bon ? Ne vous suffit-il pas d'avoir eu des décennies, des siècles de misogynie à l'endroit ? Quand l'occasion historique se présente de corriger une anomalie vieille comme le monde, et ridicule à la longue, nous ferions la moue ?
" Ce n'est pas parce que c'est une femme que... " Mais si, justement. Les droits des femmes sont toujours menacés, de manière affichée dans certains pays, et de manière insidieuse partout. Chez nous aujourd'hui la parité, l'égalité des salaires se réalisent... lentement. Les mentalités restent à la traîne et les violences, elles, sont toujours là.
" Ce n'est pas parce que c'est une femme que... " Voilà ce qu'elles disent parfois, même celles de son camp. Que se passe-t-il dans leur tête, pour se sentir soudain ainsi réticentes ? Quel rapport à leur propre sexe les travaille en sourdine ? Détestation de soi, peur de quitter les vieux rôles qu'elles croient sécurisants ?
" Ce n'est pas parce que c'est une femme que... "
\u003c/font\>\u003c/i\>\u003cfont color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-family:Georgia;color:#222222\"\> N'avez-vous pas été heureuses\n d'avoir des médecins femmes, de pouvoir vous adresser à des femmes policières\n dans les commissariats, de trouver des avocates quand il fallait vous faire\n entendre ?\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222\"\>Aux\n jeunes filles auxquelles leur jeunesse fait croire que le monde leur est\n ouvert, j'ai envie de dire : \u003ci\>\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\>"\n Attendez d'avoir quelques années de plus, et vous verrez vite de quel côté se\n font les sacrifices, familiaux, professionnels et parfois amoureux. Vous\n verrez que le monde ne s'ouvre plus si facilement. Et vous vous accuserez,\n vous serez les pires juges de vous-mêmes. "\u003c/span\>\u003c/i\> A ce moment\n alors, peut-être serez-vous heureuses qu'au sommet de l'Etat il y ait une\n femme, pour qui il n'est pas besoin de bonne volonté, d'effort ou de calcul\n pour penser et agir pour vous, comme vous.\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222\"\>Certaines\n craignent que la personnalité de la candidate ne desserve la cause des femmes.\n C'est leur droit, mais imagine-t-on la phrase au masculin : \u003ci\>\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\>" Untel risque de desservir la cause des\n hommes "\u003c/span\>\u003c/i\> ? Dans l'état actuel de notre société, le féminin\n est une catégorie particulière dans l'océan de la généralité masculine. A\n noter : il y a beaucoup d'hommes aussi, ne l'oublions pas, qui n'apprécient\n pas le sexisme ordinaire. Et qui souhaitent une société plus ouverte.\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222\"\>",1]
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N'avez-vous pas été heureuses d'avoir des médecins femmes, de pouvoir vous adresser à des femmes policières dans les commissariats, de trouver des avocates quand il fallait vous faire entendre ?
Aux jeunes filles auxquelles leur jeunesse fait croire que le monde leur est ouvert, j'ai envie de dire : " Attendez d'avoir quelques années de plus, et vous verrez vite de quel côté se font les sacrifices, familiaux, professionnels et parfois amoureux. Vous verrez que le monde ne s'ouvre plus si facilement. Et vous vous accuserez, vous serez les pires juges de vous-mêmes. " A ce moment alors, peut-être serez-vous heureuses qu'au sommet de l'Etat il y ait une femme, pour qui il n'est pas besoin de bonne volonté, d'effort ou de calcul pour penser et agir pour vous, comme vous.
Certaines craignent que la personnalité de la candidate ne desserve la cause des femmes. C'est leur droit, mais imagine-t-on la phrase au masculin : " Untel risque de desservir la cause des hommes " ? Dans l'état actuel de notre société, le féminin est une catégorie particulière dans l'océan de la généralité masculine. A noter : il y a beaucoup d'hommes aussi, ne l'oublions pas, qui n'apprécient pas le sexisme ordinaire. Et qui souhaitent une société plus ouverte.
\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222\"\>Une\n femme pour représenter la France, à l'intérieur comme à l'étranger, c'est ce\n que les femmes dans ce pays n'ont jamais eu, c'est ce dont elles ont\n grandement besoin, surtout les plus vulnérables, pour obtenir ce que chacun\n réclame aujourd'hui : reconnaissance et respect. \u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222\"\>.\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003ci\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222;font-style:italic\"\>Pierrette Fleutiaux\u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/i\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003ci\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222;font-style:italic\"\>Avec, à ce jour, les écrivaines (romancières, philosophes,\n universitaires, éditrices) : \u003c/span\>\u003c/font\>\u003c/i\>\u003c/p\>\n \u003cp style\u003d\"text-align:justify;line-height:13.5pt\"\>\u003ci\>\u003cfont size\u003d\"2\" color\u003d\"#222222\" face\u003d\"Georgia\"\>\u003cspan style\u003d\"font-size:10.0pt;font-family:Georgia;color:#222222;font-style:italic\"\>Laure Adler, Séverine Auffret, Evelyne Bloch-Dano,\n Geneviève Brisac, Sophie Carquain, Sérénade Chafik, Annie Cohen, Marie\n Darrieussecq, Claire Delannoy, Florence Delaporte, Chloé Delaume, Marie\n Desplechin, Antoinette Fouque, Anne-Marie Garat, Janine Garrisson, Xavière\n Gauthier, Brigitte Giraud, Benoîte Groult, Françoise Henry, Stéphanie Hochet,\n Isabelle Jarry, Nathalie Kuperman, Anne-Marie Lebourg, Jacqueline Merville,\n Marie Ndiaye, Françoise Nyssen, Véronique Ovaldé, Michelle Perrot, Véronique\n Piantino, Evelyne Pisier, Anne Simon, Maryse Vaillant, Catherine Vigourt,\n Carole Zalberg, Laurence Zordan",1]
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Que la candidate Ségolène Royal soit déterminée, compétente, et démocrate, c'est la condition sine qua non, bien sûr, et chacune en reste juge. Mais que le chef de l'Etat soit une femme, voilà aussi qui est important pour nous, et du coup pour les hommes eux-mêmes, et du coup pour la société tout entière. Un jour viendra, nous l'espérons, où ce raisonnement sera inutile. Nous n'y sommes pas encore.
Une femme pour représenter la France, à l'intérieur comme à l'étranger, c'est ce que les femmes dans ce pays n'ont jamais eu, c'est ce dont elles ont grandement besoin, surtout les plus vulnérables, pour obtenir ce que chacun réclame aujourd'hui : reconnaissance et respect.
.
Pierrette Fleutiaux
Avec, à ce jour, les écrivaines (romancières, philosophes, universitaires, éditrices) :
Laure Adler, Séverine Auffret, Evelyne Bloch-Dano, Geneviève Brisac, Sophie Carquain, Sérénade Chafik, Annie Cohen, Marie Darrieussecq, Claire Delannoy, Florence Delaporte, Chloé Delaume, Marie Desplechin, Antoinette Fouque, Anne-Marie Garat, Janine Garrisson, Xavière Gauthier, Brigitte Giraud, Benoîte Groult, Françoise Henry, Stéphanie Hochet, Isabelle Jarry, Nathalie Kuperman, Anne-Marie Lebourg, Jacqueline Merville, Marie Ndiaye, Françoise Nyssen, Véronique Ovaldé, Michelle Perrot, Véronique Piantino, Evelyne Pisier, Anne Simon, Maryse Vaillant, Catherine Vigourt, Carole Zalberg, Laurence Zordan
\u003c/font\>\u003c/i\>\u003c/p\>\n \u003c/td\>\n \u003c/tr\>\n\u003c/table\>\n\n\u003cp\>\u003cfont size\u003d\"2\" face\u003d\"Trebuchet MS\"\> \u003c/font\>\u003c/p\>\n\n\u003c/div\>\n\n\u003c/div\>\n\n\n",0]
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Sarkozy arrive en tête... des excès de vitesse

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